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Articles sur Psy-info.be

-  « Problème sexuel, relationnel, dépressif, angoisse, mal-être … »

-  « Mon psychanalyste veut-il mon bien ? »

 

Web master : Jean Luc PIRLET

Consultations en cabinet à Bruxelles et à Liège et en clinique
Honoraires toujours adaptés si besoin
Aide adaptée - Psychothérapie - Psychanalyse  (Adulte, ado, enfant, couple)

Ancien Directeur d’un Centre de santé mentale agréé à Bruxelles
Membre d’Associations psychanalytiques à Paris et à Bruxelles
Auteur d’une vingtaine d’articles professionnels

G.S.M. : 0495 241 344
Bruxelles : 02 262 21 86  -  Liège : 04 233 86 20
E-mail du site: courrier@psy-info.be

 
Problème sexuel, relationnel, dépressif, ...

par
Jean Luc PIRLET

Ce texte est destiné aux personnes qui vivent un problème sexuel, relationnel, dépressif, familial, de couple ou autre, angoisse, traumatisme, mal-être ...

Souffrance à laquelle s’ajoutent qu’on n’en comprend pas les causes, qu’on ne comprend pas pourquoi ça dure ou ça se répète et qu’on se demande comment en sortir.

 

En bref : quelques points, en mots non scientifiques, qui puissent faire faire un pas en avant.

 

Les causes.

Les problèmes cités n’ont pas tous la même cause.
Cependant, ils ont tous en commun d’avoir leur origine et leur développement, non pas au niveau de l’organique (des organes du corps) mais bien au niveau, du psychique, du mental, de l’inconscient.
L’inconscient contrairement aux organes, ne se localise pas.
On le connaît par ses effets : rêves, lapsus, actes manqués, …, et les souffrances liées aux problèmes cités. 

Ca dure et ça se répète.

Le temps n’a rien à voir à l’affaire dans la mesure ou l’inconscient, « lieu d’origine des problèmes cités », ne connaît pas le temps chronologique (le temps qui passe) mais a ses temps logiques propres.

Quelque chose revient sans cesse, à l’insu (malgré soi) et insiste. L’inconscient, « lieu d’origine des problèmes cités », ne connaît pas la logique habituelle dite « cartésienne » mais a sa logique propre.
Qui, concerné, n’a déjà fait soi-même en vain divers essais pour résoudre ses problèmes ?

Comment en sortir ?

Tenir compte déjà des spécificités mentionnées ci-dessus renseigne qu’il a tout lieu d’aller rencontrer, consulter, quelqu’un de spécialisé dans ce domaine.

Encore faut-il ajouter que formé, ayant fait des études, sérieux, etc., ne suffit pas.
Les particularités de l’inconscient supposent et imposent au professionnel de santé, en outre, avant tout et surtout,
d' avoir fait un travail et de continuer à faire un travail sur son propre inconscient (une psychanalyse personnelle, entre autres).

C’est en cela que les psychothérapeutes analytiques et les psychanalystes sont des personnes spécifiquement adéquates pour l’écoute et l’accompagnement des personnes dans les problèmes cités, leur questionnement, leur vérité et un gain de liberté pour soi-même.
A noter : ceci ne veut pas dire « faire une psychanalyse » ; même si cela peut arriver.

Pour un problème somatique, consulter son médecin.
En cas d’urgence : Service 100  -  Télé-Accueil : 107.

Jean Luc Pirlet  2008

 
Mon psychanalyste veut-il mon bien ?

par
Jean Luc PIRLET

Note : Il s’agit d’un texte paru sur www.squiggle.be, site où « aux questions du grand public répondent des psychanalystes francophones issus de différentes associations et pays ».
Lu déjà par 5.200 personnes les huit premiers mois, il est présenté ici avec quelques petites modifications. 

J’ai rencontré la question sous des formulations diverses au cours de séances de psychanalyses.
Avec pertinence. Les analysants ont bien des motifs de se poser cette question. Au mot bien est attaché des connotations différentes : le bien-être, l’argent, l’amour, …L’analyste me veut-il quelque chose, que me veut-il, veut-il mon argent, veut-il mon amour, me veut-il sexuellement, veut-il mon bien-être et pourquoi alors ? Entre autres.
Ces questions concernent le désir et la jouissance de l’autre.

Quelques éléments de réponse…

La psychanalyse s’invente. Elle se vit.

Il ne me semble pas inutile de repréciser certaines règles de la psychanalyse qui concernent explicitement l’analysant.
La règle principale : la libre parole, la libre association ; dire ce qui vient comme ça vient.
Des règles cadres : le lieu, l’horaire, la fréquence des séances, les séances manquées, les honoraires.
Face à face ou divan relève du cas par cas.

Par ailleurs qu’est-il attendu, entre autres et diversement, du psychanalyste :
qu’il en sache quelque chose ;
qu’il ait fait une analyse personnelle, qu’il ait été ou soit en supervision, qu’il travaille avec d’autres dans une Association, Ecole ou Société psychanalytique ;
qu’il ne déroge pas à l’éthique et aux règles de la psychanalyse et
qu’il soit un pas en avant dans le travail mené.

L’analysant peut tout dire.
Il peut tout interroger. Y compris, notez !, ce qu’il entend de ce qu’il dit.
Et, si je ne dis rien à propos de moi-même, comme tout analyste, c’est, entre autres, que l’analysant est déjà bien assez encombré avec ses affaires et ne vient pas pour autre chose que ses propres affaires. Il vient pour soi-même.

Le psychanalyste tient la place de sujet supposé savoir, assure le transfert et son maintien et la direction de la cure.
Ce qui suppose déjà :
- Respect de l’analysant et du travail qu’il mène.
- Absence de préjugés et de jugements.
- Pas de substitution à l’analysant ou d’ingérence dans sa vie et dans ses choix.

Les motifs de consultation avec lesquels l’on vient me rencontrer, sont très souvent des problèmes sexuels, affectifs et relationnels.
Les personnes qui viennent veulent que ça s’arrête : la souffrance ou ce qui insiste.

C’est la personne choisie pour soutenir la parole de celle ou celui qui vient consulter avec sa demande et sa souffrance, c’est la personne choisie qui fera différence.

Je m’arrête sur un point particulier qui concerne l’inconscient ; qui, je le rappelle, est l’objet de la psychanalyse.

Comment l’analysant n’aurait-il pas à l’esprit - et il l’a -, à un moment ou à un autre, consciemment ou inconsciemment, cette phrase, cette petite voix -à peine audible- qu’il prête à celui qu'il vient rencontrer :
« Je veux votre bien.  …Et je l’aurai ! » ?

Je ne m’improvise pas psychanalyste ; objet d’un long parcours, avec d’autres, avec des contraintes, avec des (re)mises en question permanentes.
Et mon inconscient, d’analyste… ? Le plus grand travail et la plus grande attention permanents concernant son propre inconscient sont des contraintes obligées et constitutives du parcours et de la position de psychanalyste.
Il s’agit que je puisse entendre et lire au plus librement et de mon côté et du côté de l’analysant et dans ce qui se passe ou ne passe pas entre les deux.

L’analyste ne veut pas votre bien. (Prenez bien le temps de lire la suite.)
Non qu’il n’y ait pas écoute bienveillante de sa part.
Bien sûr, elle existe.
Mais je sais, par ma propre analyse personnelle, par ma formation théorique et par ma pratique d’analyste que vouloir votre bien est un obstacle de l’inconscient qui empêchera le travail  qui accompagne quelqu’un dans son propre cheminement vers un mieux-être (n’oublions pas ce qui l’amène), vers sa vérité, vers un gain de liberté pour lui-même.

Voilà en quoi on peut dire que l’analyste ne veut pas votre bien.
Ca vient dire qu’il vous accompagne de façon professionnelle pertinente et adéquate.
Avec total respect de votre démarche.

Je reconnais les règles de l’analyse, m’y soumets moi aussi, sachant de quoi elles se fondent et ce qu’elles permettent : la place de l’analysant comme être parlant, demandant, manquant, désirant, … Comme acteur et sujet advenant.

Je note encore : la rigueur du travail analytique n’est pas synonyme de rigidité.
La création, l’adaptation et l’invention fondées, n’empêchent pas la rigueur -voire lui donnent consistance- et évitent la rigidité.

Jean Luc Pirlet  2008

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